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L'hôpital
C'est en 1567 qu'Antoinette de Bourbon et son fils Charles, Cardinal de Lorraine, fondent l'hôpital Sainte-Croix.
Construit sur le modèle des hôpitaux italiens de la Renaissance, il est destiné à recevoir les sujets malades et
pauvres de la Principauté de Joinville.
En 1772, les sœurs de Saint Charles Borromée viennent de Nancy pour remplacer, sous l’autorité d’une mère
supérieure, les maîtresses et autres servantes de l’hôpital. Le service médical comprend alors un médecin, un
chirurgien et un apothicaire.
Au 20ème siècle, l’hôpital connaît d’importants changements : tout d’abord sa reconstruction après
un incendie en 1916, puis la fermeture du service de chirurgie en 1954, la construction du bâtiment Majorelle en 1967, le
statut d’hôpital local le 14 novembre 1975, la construction des bâtiments Champagne en 1976 et Lorraine en 1981, et enfin la
fermeture de la maternité à la fin de l’année 1984.
En octobre 2010 est ouvert le bâtiment construit en jonction des bâtiments Champagne et Lorraine (capacité de 34 lits).
L'apothicairerie
Puisqu'il n'existait aucune production organisée de médicaments, chaque établissement hospitalier disposait de sa
propre apothicairerie (pharmacie). Celle de l’hôpital de Joinville comprenait une pièce côté Cour, où étaient préparés
les médicaments, et une autre côté Rue, où étaient conservés les produits et les plantes destinés à l'élaboration des
médicaments.
Les apothicaires fabriquaient les remèdes à partir des drogues et des ingrédients
prescrits par les médecins. Les préparations ressemblaient souvent à d'horribles remèdes de sorcières, dans
lesquels cornes de cerfs et bave de crapaud figuraient en bonne place. Les « recettes » se sont ensuite
affinées, permettant l'élaboration des remèdes à base de plantes et de minéraux.
En n'utilisant que des produits de la nature, nos anciens ont créé une pharmacopée capable, sinon de guérir, du moins de
soulager de nombreux maux. La pharmacie d'aujourd'hui doit beaucoup à leurs tâtonnements et à leurs observations.
Aujourd'hui, l'ancienne apothicairerie abrite, dans des boiseries d'un état remarquable, une collection de
plus de 230 pots. Ces pots de faïence blanche, datant pour l'essentiel du 18ème siècle, sont ornés
d'enjolivures bleuâtres aux inscriptions parfois surréalistes. Des mortiers de bronze polis, des flacons de
verre gravés, ou encore des étains patinés y sont également exposés.
Des visites de l’ancienne apothicairerie sont organisées par l’Office du Tourisme de Joinville.
L'hôpital dans la ville
Quatrième ville de Haute-Marne, Joinville
(3 700 habitants) se situe à 250 kilomètres de Paris, 45 kilomètres de Chaumont, et 30 kilomètres de
Saint-Dizier.
L’auditoire, ancien tribunal seigneurial du 16ème siècle, l’Eglise Notre-Dame
datant du 12ème siècle, et le Château du Grand Jardin, un des fleurons de l’architecture de la
Renaissance, contribuent au charme de cette petite ville de caractère.
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